« Islamique, islamiste : la fâcheuse confusion de François Fillon » (L’Obs, 2 décembre 2016)

« J’ai lu attentivement le livre de François Fillon « Vaincre le totalitarisme islamique ». Une question m’a très vite accompagné. Pourquoi « islamique » dans le titre puis « islamiste » dans le livre lui-même ? Page 48, plus précisément : « Si je parle de totalitarisme islamiste, c’est en connaissance de cause et non pour faire rouler ces mots dans ma bouche. » Le diable est dans les détails, surtout quand on parle de religion… » Lire la suite…

« Quelle sagesse, au présent et au futur, pour une humanité en mutation ? » (La Revue du Cube #11 spécial, « Faire Société – Quel sens ? », décembre 2016)

« Dans Comment sortir de la religion, publié en 2012, je proposais de considérer tout ce qui nous arrive aujourd’hui du côté de l’augmentation de nos « puissances » comme une mutation de la condition humaine : l’accès à ce que les religions et mythologies ont décrit de tous temps comme une « condition divine », qui n’aurait donc été que l’anticipation imagée du processus historique de notre évolution. Le problème, pour l’instant, est que nous ressemblons à de jeunes dieux fous enivrés, fascinés et dépassés par la nouvelle toute-puissance qui commence à tomber entre nos mains… » Lire la suite…

« Donald Trump élu : nos colères méritent mieux » (L’Obs, 20 novembre 2016)

« Que ça nous serve de leçon. Les États-Unis viennent de payer le prix de la colère populaire. Plus précisément de cette colère lorsqu’il n’y a plus pour l’entendre et pour la récupérer que les leaders populistes qui la traduisent en intolérance, repli sur soi, rejet de l’autre – Trump là-bas, Le Pen ici. J’ai beaucoup entendu gloser depuis quelques jours sur cette colère mais pas grand-monde pour dire ce qui me semble pourtant une évidence… » Lire la suite…

« L’islam, miroir de la crise » (L’Obs, 6 novembre 2016)

« Pourquoi l’islam a-t-il pris cette place centrale dans nos débats publics ? S’il nous interroge et nous déstabilise autant, c’est peut-être qu’il est le meilleur révélateur de notre crise d’identité. Nous avons abdiqué la volonté de nous rassembler autour de valeurs, d’un sacré et de toute idée d’un bien commun, face à deux forces de dissolution que nous avons laissées tout emporter sur leur passage… » Lire la suite…

« Allons enfants de la fratrie : la Marseillaise d’Abdennour Bidar » (L’Obs, 23 octobre 2016)

« Allons enfants de la fratrie / Le jour d’espoir est arrivé, / Entre nous de l’harmonie / L’étendard rayonnant est levé ! / Entendez-vous dans nos entrailles / Bouillir ces féroces désirs, / D’amour, de partage et d’agir / Contre les misères à la bataille ! / Levons-nous, citoyens ! / Chantons à l’unisson ! / Allons, Allons, / Que nous soyons, tous frères entre nations ! » Et si à l’heure où notre société n’en finit plus de se fracturer en séparatismes sociaux et replis sur soi, nous entonnions ensemble cette « Marseillaise » de la fraternité ?… » Lire la suite…

« Sortir d’une démocratie à la Ponce Pilate » (L’Obs, 9 octobre 2016)

« Pour réenchanter la société, le pouvoir doit être animé par l’ambition d’encourager, d’alimenter la capacité à faire des citoyens. » Cette phrase prononcée il y a quelques années par le socialiste Michel Dinet, promoteur de la décentralisation, devrait nous interpeller de manière particulièrement urgente. L’indifférence, la défiance et le rejet qui s’expriment à l’égard de la classe politique démontrent que nous avons depuis trop longtemps oublié de nous poser ensemble ce type de question… » Lire la suite…

« Le retour du spirituel pour le meilleur et pour le pire » (L’Obs, 24 septembre 2016)

« Nous y voilà. Après deux siècles de reflux, la mer du spirituel remonte. Pour le meilleur et pour le pire. Le pire de pulsions obscurantistes dont les religions n’ont pas réussi à se débarrasser : intolérance et superstitions ; empire de la soumission de la créature à Dieu, de l’individu au groupe, du fidèle au clerc, et trop souvent de la femme à l’homme. Et une radicalité de tous les intégrismes où s’exprime le désarroi d’agonie de systèmes saisis par la terreur de se voir inexorablement mourir… » Lire la suite…

« Faites confiance à l’Islam des Lumières ! » (Libération, 29 août 2016)

« De quoi les musulmans de France ont-ils besoin ? D’être représentés, au plus haut niveau, par des personnalités conciliant la double culture. Alors que Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour diriger la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, il est urgent de donner la parole aux hérauts d’un islam régénéré… » Lire la suite…

« Les tisserands déjà à l’œuvre pour l’avenir » (Le Monde, 20 août 2016)

« Où va la civilisation humaine  ? Qui le sait encore, ou bien ose même poser une question si vaste ? La pensée se sent ­déboussolée par l’hypercomplexité du monde, et nos forces semblent trop dérisoires pour le changer. Le sentiment d’impuissance domine. Edgar Morin s’était levé dans le désert pour réclamer il y a près de vingt ans une politique de civilisation, en vain. Puis, dans le sillage de Stéphane Hessel, se sont levés des « indignés » insurgés avec raison contre le règne du dieu Argent. La revue Esprit a titré son numéro de mars 2016 «  Colères  »… » Lire la suite…

« C’est aux musulmans de faire sortir de leurs rangs des femmes et hommes qui incarnent l’alliance réussie de leurs cultures française et islamique » (Le Monde, 11 avril 2016)

« Que faire si l’on ne veut pas que le salafisme domine dans l’islam de France ? Les solutions sont multiples afin de lutter efficacement – c’est de notre responsabilité – contre cette idéologie du prétendu retour à l’islam des origines, qui se caractérise par des signes reconnaissables : une représentation de l’islam comme « vérité absolue » supérieure à toute autre vision du monde ; une conception de la religion comme « totale », qui doit gouverner aussi bien la vie privée que la vie sociale et politique ; une prétendue fidélité au « noyau originel » de la prédication de Mohammed… » Lire la suite…