« La fraternité comme politique publique » (Le Monde, 15 mai 2015)

« Si la République a été coupable du pire en créant en 2007 le sinistre ministère de l’identité nationale et de l’immigration, elle doit être aujourd’hui capable du meilleur en ayant l’audace de créer un ministère de la fraternité. Mais pour cela, nous devons vaincre le préjugé tenace que la fraternité est un principe idéal, et restera toujours un horizon lointain, une transcendance, une valeur incapable de descendre de l’altitude de nos frontons et de la façade de nos institutions pour s’incarner réellement dans des politiques publiques – et pour s’installer dans le cœur humain.