« Après les attentats et face aux divisions sociales, voici ce que doit être le grand changement du XXIe siècle » (Huffpost, 16 octobre 2017)

« La seconde édition du mouvement Fraternité Générale vient de s’achever. Pendant trois jours (13-15 octobre), elle a rendu visible la force, le nombre et la diversité des engagements fraternels dans notre pays : plusieurs centaines d’événements organisés partout en France (débats, concerts, manifestations culturelles, etc.) ont permis de montrer la vitalité de toutes les associations, institutions, fondations qui œuvrent au long cours pour une société moins égoïste et plus solidaire, moins repliée sur elle-même et plus ouverte. À Carcassonne, ce sont 2000 enfants des écoles qui en se donnant la main ont ceint les remparts de pierre d’un rempart humain fraternel. En mettant ainsi leurs cœurs dans leurs mains, ils ont été le point d’orgue d’une immense mobilisation de la jeunesse, symbolisée aussi par la participation d’associations phares comme Coexister ou le Tour de France des solidarités du Youtubeur star Hugo Travers… »

« Quel être humain voulons-nous pour demain ? » (L’Obs, 17 septembre 2017)

« Sans arrêt, on fait des lois, on prend des décisions, on tente des réformes mais cela semble de moins en moins orienté par une véritable idée de l’homme. En cette période de rentrée, interrogeons-nous un peu sur les grands buts que va se donner notre société pour les mois qui viennent. Et commençons par nous poser, en préalable, une question : quel être humain voulons-nous pour demain ? Lorsque j’observe nos différentes politiques publiques depuis quelques décennies, je suis étonné de voir à quel point cette interrogation fondamentale manque à l’appel. Sans arrêt, on fait des lois, on prend des décisions, on tente des réformes mais cela semble de moins en moins orienté par une véritable idée de l’homme… »

« Quelle sagesse, au présent et au futur, pour une humanité en mutation ? » (La Revue du Cube #11 spécial, « Faire Société – Quel sens ? », décembre 2016)

« Dans Comment sortir de la religion, publié en 2012, je proposais de considérer tout ce qui nous arrive aujourd’hui du côté de l’augmentation de nos « puissances » comme une mutation de la condition humaine : l’accès à ce que les religions et mythologies ont décrit de tous temps comme une « condition divine », qui n’aurait donc été que l’anticipation imagée du processus historique de notre évolution. Le problème, pour l’instant, est que nous ressemblons à de jeunes dieux fous enivrés, fascinés et dépassés par la nouvelle toute-puissance qui commence à tomber entre nos mains… »

« Allons enfants de la fratrie : la Marseillaise d’Abdennour Bidar » (L’Obs, 23 octobre 2016)

« Allons enfants de la fratrie / Le jour d’espoir est arrivé, / Entre nous de l’harmonie / L’étendard rayonnant est levé ! / Entendez-vous dans nos entrailles / Bouillir ces féroces désirs, / D’amour, de partage et d’agir / Contre les misères à la bataille ! / Levons-nous, citoyens ! / Chantons à l’unisson ! / Allons, Allons, / Que nous soyons, tous frères entre nations ! » Et si à l’heure où notre société n’en finit plus de se fracturer en séparatismes sociaux et replis sur soi, nous entonnions ensemble cette « Marseillaise » de la fraternité ?… »

« Les tisserands déjà à l’œuvre pour l’avenir » (Le Monde, 20 août 2016)

« Où va la civilisation humaine  ? Qui le sait encore, ou bien ose même poser une question si vaste ? La pensée se sent ­déboussolée par l’hypercomplexité du monde, et nos forces semblent trop dérisoires pour le changer. Le sentiment d’impuissance domine. Edgar Morin s’était levé dans le désert pour réclamer il y a près de vingt ans une politique de civilisation, en vain. Puis, dans le sillage de Stéphane Hessel, se sont levés des « indignés » insurgés avec raison contre le règne du dieu Argent. La revue Esprit a titré son numéro de mars 2016 «  Colères  ». Mais ces révoltes qui n’en finissent pas de monter s’expriment sans proposer encore d’alternative qui l’emporte en soulevant l’enthousiasme  !

« Resserrons nos liens ! » (Le Journal du Dimanche, 15 novembre 2015)

« Tous nos responsables, et tous ensemble au-delà de la classe politique, nous devons nous rappeler l’esprit du 11-Janvier et nous engager à fond pour lui être fidèles. Il faut expliquer que les terroristes cherchent à nous brier pour ce que nous avons manifesté ce jour-là : notre unité, notre capacité à répondre à la haine par l’affirmation de nos valeurs humanistes fondatrices et universelles… »

« Résistons collectivement à la haine » (Le Monde, 7 janvier 2015)

« C’est notre 11-Septembre. Il y a dans la vie d’un peuple des heures de défi. Des heures où la blessure que la haine nous inflige est si effroyable qu’elle voudrait être mortelle. Des heures d’effroi où cette blessure fait si mal, où l’horreur est si lourde à supporter que l’on sent, hélas !, la bête peureuse et dangereuse prête à se réveiller en soi…